Passer au contenu principal

Babbel dévoile son top 10 des mots qui ont marqué l’année !

Alors que l’année 2025 touche à sa fin, Babbel, l’application qui favorise la compréhension mutuelle par le biais du langage, dévoile son top 10 des mots qui ont façonné l’année écoulée. Fidèle aux tendances des années précédentes, la sélection fait la part belle aux anglicismes et au vocabulaire issu d’Internet, témoignant de l’influence persistante de la pop culture sur notre langue courante. Mais cette année se distingue aussi par l’émergence de nombreux mots-valises, donnant enfin un nom à des ressentis jusqu’alors inexprimés. Les linguistes de Babbel ont ainsi analysé les termes les plus emblématiques de 2025, notamment chez les plus jeunes, apportant ainsi un éclairage sur les tendances culturelles et linguistiques qui reflètent les pratiques (et les maux) d’aujourd’hui.

“Chaque année, la langue évolue au rythme de notre société, et 2025 n’a pas fait exception. Cette liste illustre à quel point notre vocabulaire s’enrichit de mots hybrides, d’emprunts à la pop culture et de créations spontanées qui traduisent des réalités inédites. Derrière chaque mot, il y a une histoire, un ressenti collectif, parfois une inquiétude ou une aspiration nouvelle.” explique Sophie Vignoles, Linguiste et cheffe de la production de contenu d'apprentissage chez Babbel. “On observe également une tendance fascinante chez la Gen Z à détourner et inventer des termes mêlant ironie et lucidité, qui finissent par façonner nos façons de penser et de vivre ensemble. La langue, une fois de plus, se révèle le miroir le plus fidèle de nos mutations culturelles.”

  • Friendflation : né de la contraction entre le terme “friend” (ami) et “inflation”, la “friendflation” désigne l’augmentation du “coût” de l’amitié. Avec l’arrivée en Europe de célébrations comme les baby showers, gender reveals ou secret santa, auxquelles s’ajoutent les EVJF/EVG souvent organisés à l’étranger, la vie sociale devient un véritable budget. Ce phénomène traduit donc la pression (parfois ressentie) de dépenser toujours plus pour rester connectés à ses proches, reflétant ces nouvelles dynamiques sociales où partager des moments avec ses proches ressemble désormais plus à un investissement financier, qu’à un investissement émotionnel.  

  • Stalkify : Autre usage des plateformes d’écoute qui s’est démocratisé depuis quelque temps, celui du “stalkify”. Contraction des mots “stalk” et “Spotify”, ce terme désigne le fait d’utiliser la célèbre plateforme de streaming audio pour espionner les écoutes d’une personne, généralement un.e ex ou un.e potentiel.le partenaire, afin de déceler ce que l'autre ressent à travers ses écoutes. Popularisé par les réseaux sociaux, où de nombreux témoignages fleurissent, le “stalkify” illustre une pratique en pleine expansion, mais dont la dimension intrusive soulève aussi des questions sur les limites du numérique et du respect de la vie privée.

  • Vibe-coding : Cela n’a échappé à personne, en 2025, l’IA est devenue LE sujet de l’année. De la tendance “starter packs” au réseau social Sora, les innovations liées à cette nouvelle technologie n’ont cessé d’apparaître. Parmi elles, celle du “vibe-coding” (littéralement : “coder au feeling”) qui consiste à créer des sites et des applications sans réelles connaissances du langage informatique, grâce à l’intelligence artificielle. Cette pratique, qui permet à chacun de concrétiser ses idées en quelques clics, symbolise la démocratisation du développement numérique et l’essor d’une créativité décomplexée. Si son accessibilité enthousiasme, elle questionne aussi la place des compétences techniques et l’avenir du métier de développeur. Le dictionnaire britannique Collins l’a même proclamé “expression de l’année”, le 6 novembre dernier.  

  • Aura farming : Une nouvelle expression qui est, comme tant d’autres de ce style, issue des réseaux sociaux et de la Gen Z. Le terme “aura farming” désigne tout simplement le fait d’avoir l’air charismatique et cool, souvent lors d’une situation saugrenue, sans que l’effort soit visible. Un engouement qui a eu lieu après le buzz d’une vidéo devenue virale cet été, d’un jeune garçon dansant sur la proue d’un bateau allant à toute vitesse, illustrant ainsi l’une des facettes de la société contemporaine : celle du “faire semblant” où tout a l’air facile, sans le moindre effort nécessaire. Désormais, l’aura naturelle, ou du moins l’impression qu’elle donne, devient un véritable atout social, tant pour les individus que pour les marques ou les influenceurs. 

  • FOFO : En 2025, exit la fameuse “FOMO” (acronyme de l’expression anglaise “fear of missing out”), bonjour la “FOFO” qui signifie littéralement “fear of finding out” décrivant la peur de découvrir une mauvaise nouvelle, généralement médicale. Une forme d’évitement qui pousse certaines personnes à retarder des examens de dépistage ou des consultations durant plusieurs mois, pouvant avoir de graves conséquences. Mais la FOFO ne se limite pas à la santé : elle touche aussi d’autres domaines sensibles, comme les finances où beaucoup repoussent, par exemple, le moment de vérifier leur solde bancaire. Cette tendance à fuir les vérités inconfortables reflète l’évolution d’une société où l’anxiété face à l’incertitude prend désormais le dessus sur la peur de manquer.

  • Soft clubbing : Véritable alternative au clubbing traditionnel, le soft clubbing incarne la quête de loisirs tout en douceur recherchée par la jeune génération. Il s’impose ainsi face aux célébrations effrénées sur la piste de danse, autrefois plébiscitées par les millennials et leurs aînés. Si les jeunes souhaitent toujours s’amuser et faire de nouvelles rencontres, ils revendiquent aussi le besoin de garder le contrôle dans une société parfois déroutante. Ces espaces privilégient la convivialité, le bien-être et l’inclusion, accueillant aussi bien ceux qui ne consomment pas d’alcool que ceux qui recherchent des échanges plus authentiques. Ce phénomène traduit une évolution des codes de la vie nocturne, où plaisir rime désormais avec modération, créativité et quête d’expériences positives pour le corps comme pour l’esprit. En 2026, les coffee clubbing, morning dance parties et silent discos en tout genre s’annoncent comme les nouveaux lieux incontournables !

  • Propagande : Depuis l’avènement des réseaux sociaux, et surtout TikTok, de nouvelles tendances apparaissent chaque semaine. En 2025, c’est celle des propagandes auxquelles je ne céderai pas qui a marqué les esprits : une manière de résister à l’abondance de tendances mises en avant, qu’il s’agisse des produits stars comme Labubu ou des injonctions sociales et esthétiques du SkinnyTok. Linguistiquement, l’expression joue sur l’ironie et l’autodéfense : refuser une “propagande” tout en participant à sa diffusion. Une tendance paradoxale, mais typiquement Gen Z : râler contre la pression des trends… tout en en créant une nouvelle.

  • Watch party : Dans une société où tout semble nous séparer, les Français se sont pris au jeu des “watch parties”. Importées des États-Unis, où les fans se réunissent pour découvrir un nouvel épisode, elles se démocratisent désormais en France. Que ce soit pour suivre L’été où je suis devenue jolie, assister à un défilé de la Fashion Week ou partager le prime de la Star Academy ou la finale de Drag Race, le principe reste le même : se retrouver avec ses proches ou des passionnés pour vivre et partager ensemble un moment culturel attendu. Linguistiquement, le terme “watch party” illustre bien cette influence anglo-saxonne, mais aussi le désir universel de créer du lien autour d’une expérience commune.

  • Boss Lady : Popularisé par la chanteuse devenue un véritable phénomène, Theodora, le terme “boss lady” ne se contente pas de désigner une femme ambitieuse : il joue sur la dualité masculin/féminin, en associant le mot “boss”, historiquement masculin et lié au pouvoir, à “lady”, connotant féminité et élégance. Cette combinaison crée un effet de subversion linguistique : elle affirme que le leadership et l’autorité ne sont pas réservés aux hommes et devient un symbole de solidarité féminine et d’ambition revendiquée. Sémantiquement, c’est une expression d’empowerment qui défie les stéréotypes sexistes, prônant indépendance, réussite et confiance. En 2026, chacun pourrait explorer quelle “boss lady” sommeille en lui/elle, tout en jouant avec les codes de genre véhiculés par la langue.

  • Matcha : Avec l’explosion des coffee shops dans les centres-villes, le terme “matcha” est sur toutes les lèvres. Cette poudre de thé vert japonais ultra-fine est devenue un mot-image : court, reconnaissable, et immédiatement associé à la naturalité et au bien-être. Entre ses vertus antioxydantes et son énergie douce, il allie plaisir et santé, inspirant boissons, desserts et contenus Instagram, et accompagnant les adeptes de pilates dans leur quotidien. Bien plus qu’une simple tendance, le matcha incarne un art de vivre à la japonaise, fait de rituels et de pleine conscience, qui séduit une génération en quête d’équilibre. Même face à la menace du Ube Latte en début d’année, le matcha reste le chouchou des morning routines detox, symbole d’un lifestyle sain et esthétique.

À propos de Babbel:

Motivé par la volonté de créer une compréhension mutuelle par le biais du langage, Babbel développe des produits numériques d'apprentissage des langues pour les particuliers et les entreprises depuis 2007. L'application Babbel aide les gens à se connecter et à communiquer à travers les cultures, que ce soit pour voyager, se faire des amis ou progresser dans leur carrière. Fondée sur une connaissance approfondie des méthodes d'apprentissage des langues les plus efficaces, Babbel vise à rendre ses apprenants capables de converser aussi rapidement que possible. Et ça fonctionne : des études menées par des institutions comme l'Université d'État du Michigan, l'Université Yale et l'Université de la Ville de New York démontrent l'efficacité des méthodes d'apprentissage des langues de Babbel. Des millions d'apprenants en langues sont d'accord.

La recette secrète de Babbel repose sur un mélange unique d'expertise linguistique, de compréhension des mécanismes d'apprentissage humain et des dernières technologies. Commençant par l'une des 60 000 leçons couvrant 15 langues différentes, toutes soigneusement conçues par des experts, l'expérience d'apprentissage s'adapte en contenu grâce à l'analyse comportementale. Ainsi, Babbel offre un contenu interactif de haute qualité qui facilite la compréhension d'une nouvelle langue, de l'espagnol à l'indonésien.

Parce que Babbel s'adresse à tout le monde, son équipe reflète cette diversité. Entre ses sièges à Berlin et à New York, une équipe composée de plus de 80 nationalités représente les origines et les perspectives qui rendent chaque individu unique. Avec plus de 25 millions d'abonnements vendus et un taux de fidélisation parmi les meilleurs du secteur, Babbel crée des connexions authentiques avec des apprenants du monde entier. Pour plus d'informations, visitez www.babbel.com ou téléchargez l'application sur l'App Store ou le Play Store.

Publié

16/12/2025

Paris, Berlin

Partager