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Comment ne pas passer pour un touriste au Québec

Si vous connaissez un peu les Québécois, vous savez qu’ils ne sont pas tous des bûcherons et qu’ils ne vivent pas tous dans des cabanes en bois rond. Or, il existe d’autres conseils pour ne pas les offenser et, bien sûr, profiter de votre voyage sans vous faire remarquer.
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Comment ne pas passer pour un touriste au Québec

Illustration de Denis Fracalossi

Les Québécois ont la réputation d’être chaleureux et accueillants : ils se feront un plaisir de vous faire découvrir le Québec! Cependant, il suffit d’un faux pas pour que leur perception de vous change. Afin de demeurer discrets et de vivre votre voyage comme le ferait un vrai Québécois, voici quatre conseils à absolument prendre en compte lorsque vous serez de passage dans la Belle Province.

1. Se vêtir convenablement

Un voyage, ça se prépare! Le sud du Québec, là où se situe la majorité de sa population, est caractérisé par un climat continental froid et humide, c’est-à-dire une température en moyenne sous le point de congélation de novembre à mars et des précipitations régulières à longueur d’année. Cela signifie également un grand écart de température entre les saisons chaudes et froides : en effet, certains jours d’hiver, la température peut chuter jusqu’aux alentours de – 40 ºC alors que, lors des journées de canicule, cette température peut dépasser les 40 ºC.

Avant de partir en voyage, informez-vous sur la météo de votre destination, que ce soit Montréal, Québec ou Gaspé. Par la suite, il vous sera plus facile de planifier votre habillement. Même si vous partez en été, n’oubliez pas d’emporter votre pull, car les soirées peuvent devenir fraîches. Si vous partez en hiver et que vous participez à des activités de plein air, habillez-vous chaudement grâce au système multicouche (ou pelures d’oignon), qui, comme le terme l’indique, consiste à empiler plusieurs épaisseurs de vêtement. Tenez également compte de l’indice de refroidissement éolien, qui donne une idée de la température ressentie lors des journées de forts vents en hiver. Sinon, vous allez constater à quel point y fait frette!

2. Laisser un pourboire

Contrairement à la France, le pourboire n’est pas inclus dans la facture au Québec. Donner un pourboire n’est pas obligatoire, puisqu’il y a certains établissements pour lesquels il n’est pas nécessaire de le faire (ex. : un comptoir de restauration rapide). Par contre si vous planifiez, par exemple, une sortie dans un restaurant moyen ou haut de gamme et que vous ne laissez pas de pourboire au serveur, même s’il ne vous traite pas de cheap (radin), attendez-vous à un regard dégoulinant de reproches.

Habituellement, en restauration, le pourboire équivaut à 15 % de la facture, avant taxes. Un truc pour savoir comment calculer ce pourboire : jetez un coup d’œil au montant situé à côté du terme « TPS ». Il s’agit de la taxe sur les produits et services du Canada, qui correspond à 5 % de la facture. Il ne vous reste plus qu’à multiplier ce montant par trois et rendre votre serveur heureux. Vous pouvez même lui en laisser plus, si le service vous a plu.

3. Ne jamais imiter l’accent québécois

S’il y a bien une chose que les Québécois détestent, c’est d’entendre un touriste essayer d’imiter leur accent. Pu capable! À titre d’exemple, en 2015, une publicité de une publicité de la société française de télécommunications Orange figurait un Québécois cherchant de l’aide dans une boutique. Or, l’accent utilisé par l’acteur dépeignant ce personnage déplut fortement aux Québécois.

Comment expliquer cette difficulté à imiter l’accent québécois? Il est important de se souvenir que le français québécois a davantage de sonorités que le français de France, et se rapproche ainsi de l’ancien accent des Français, avant que ce dernier évolue suite à la révolution de 1789. Il serait grossier d’affirmer que le français de France est supérieur au français québécois. En réalité, c’est la même langue qui a évolué différemment en raison du contexte historique : la Révolution française pour les Français, la conquête britannique de la Nouvelle-France pour les Québécois, etc.

4. Ne pas utiliser les jurons québécois

Dans la même lignée que notre conseil sur l’accent, l’utilisation de jurons québécois peut heurter les oreilles des Québécois, surtout s’ils sont mal prononcés (ex. : dire « tabernacle » au lieu de « tabarnak »). Bien qu’ils rappellent l’héritage catholique des Québécois et sonnent exotiques aux oreilles d’un touriste, ces jurons demeurent vulgaires et il est préférable de ne pas s’en servir. De plus, l’usage de ces jurons dans la vie quotidienne demande une certaine maîtrise de la langue française québécoise : ces jurons, aussi appelés « sacres », peuvent être utilisés comme un nom ou un adjectif et ils peuvent même être transformés en adverbe ou en verbe. Parce qu’il faut également connaître les contextes dans lesquels les utiliser, il est difficile d’être expert en la matière en un seul séjour.

Et voilà, vous savez tout pour votre départ au Canada!

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