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L’anglais des années 1950 en 7 expressions

“Daddy-o, “argotville”… Découvrez ou redécouvrez 7 expressions populaires en anglais tout droit venues des années 1950 !
L’anglais des années 1950 en 7 expressions

À chaque génération son argot ! Certains mots, certaines expressions vont et viennent comme la mode : incontournables pendant quelques années, elles retombent parfois dans l’oubli sans d’autres raison que l’avènement d’une nouvelle mode lexicale. C’est pour cette raison qu’aujourd’hui, nous vous proposons de découvrir – ou de redécouvrir – 7 expressions en anglais qui ont marqué les années 1950 !

Les années 1950 ont été l’apogée de la génération silencieuse, c’est-à-dire les personnes nées avant et pendant la Seconde Guerre mondiale, au moment où les États-Unis étaient à la fois au sommet de leur puissance et lancés dans la guerre froide. L’idée moderne des années 1950 est qu’il s’agissait d’une époque guindée, où tout le monde croyait aux valeurs familiales et au fameux « American way of life ». C’était une réalité assez biaisée, largement axée sur la classe moyenne blanche.

Cependant, si l’on se penche sur l’argot qui a été popularisé dans les années 50 aux États-Unis, on découvre une histoire plus subtile. Nous avons rassemblé quelques-unes des expressions d’argot des années 50 les plus imagées !

Nos expressions préférées des années 1950 en anglais

Ankle Biter (littéralement « mordeur de cheville »)

Signification : un enfant, qui a tendance à mal se comporter

En regardant une vieille émission comme Leave It to Beaver, on pourrait supposer que, dans les années 50, tous les enfants étaient des petits anges. Pourtant, comme tout le temps, les enfants de l’époque étaient des petits espiègles qui méritaient un sobriquet explicite : “ankle biters” – littéralement « mordeurs de chevilles » – car de par leur taille, ils avaient facilement accès aux chevilles. Pour mordre. Vous voyez ? Cette expression est aussi parfois associée à une autre expression devenue populaire à la même époque : curtain climbers (« grimpeurs de rideaux »).

L’expression remonte en fait aux années 50 d’un autre siècle : les années 1850. Ce n’est toutefois qu’au milieu du 20e siècle qu’elle a commencé à entrer dans le vocabulaire usuel américain. Il est possible que vous l’entendiez encore aujourd’hui, notamment dans le monde de la finance et du trading.

Cruisin’ For A Bruisin’ (littéralement « cherche les bleus »)

Signification : à la recherche des ennuis

Menacer quelqu’un avec un vers de sept pieds peut sembler risible, mais cette phrase peut être percutante, au sens propre comme au figuré. Cette expression permet de faire savoir à quelqu’un que s’il n’arrête pas, il va recevoir des coups et finira avec des bleus. Probablement par les poings de celui qui emploie cette expression.

L’origine de cette expression est quelque peu incertaine. L’une des premières fois où on la retrouve imprimée figure dans un article de journal de 1945 consacré au match de football américain de l’armée de mer des États-Unis, dans lequel l’auteur déclare alors que l’équipe de la marine (Navy) « [is] cruising for a bruising », qu’on pourrait traduire par « va chercher des noises »).

Daddy-O (littéralement « papa-o »)

Signification : façon de s’adresser à quelqu’un

Existe-t-il une expression argotique des années 50 qui ait aussi mal vieilli que « daddy-o », en anglais ? Repérée pour la première fois à la fin des années 1940, cette expression était à l’origine utilisée par les jazzmen pour manifester leur camaraderie sur scène. Comme cela arrive souvent, l’argot inventé par les Noirs américains se répand rapidement, car il définit la norme du « cool » dans le pays.

Cependant, l’emploi de cette expression n’a pas duré très longtemps. Si, dans les années 60, vous essayiez de saluer quelqu’un en disant « hey, daddy-o », il y a de fortes chances qu’il vous prenne pour un flic.

Greaser (littéralement « gomineur »)

Signification : une sous-culture de jeunes caractérisée par une coiffure gominée.

Avant les hippies, il y avait les Greasers : une sous-culture populaire portée par une jeunesse déçue par les classes dirigeantes américaines. Ils étaient rebelles, généralement issus de la classe ouvrière et associés à la promiscuité sexuelle. Il semble que cette culture soit issue des gangs de motards de l’après-guerre, ce qui expliquerait pourquoi le blouson en cuir est l’un des choix stylistiques les plus caractéristiques des Greasers. L’idée que l’on se fait aujourd’hui des « Greasers » a été édulcorée par la culture pop, en particulier par les émissions et les films des années 70, qui portaient un regard nostalgique sur les années 1950, comme la comédie musicale Grease ou encore la série Happy Days et son personnage emblématique Fonzie. 

Bien que la sous-culture ait prospéré dans les années 1950, le terme « greaser » remonte en fait à une injure du milieu du 19e siècle. Ce terme a également été utilisé plus tard pour décrire les immigrants italiens arrivant aux États-Unis.

Passion Pit (littéralement « lieux de passion »)

Signification : cinéma de plein air

Le ciné-parc (que l’on appelle aussi drive-in) est l’un des clichés les plus courantes quand on se remémore les années 50 aux États-Unis, et c’est certainement au cours de cette décennie qu’il a été le plus en vogue. C’était un lieu idéal pour un rendez-vous galant, car la possibilité de rester dans la voiture permettait aux gens de participer à un événement collectif (regarder un film) tout en profitant d’une certaine intimité. Comme vous pouvez vous en douter, ces endroits étaient des lieux de prédilection pour s’embrasser. Un lieu où la passion s’exprimait, en quelque sorte.

Les ciné-parcs existent toujours, mais comme les adolescents ont davantage d’intimité aujourd’hui qu’à l’époque, ils ne sont plus tout à fait les « passion pits » (lieux de passion) qu’ils étaient autrefois.

Turkey (littéralement « dinde »)

Signification : personne inutile ou stupide

Le mot « turkey » lui-même a une très longue et très étrange histoire étymologique. C’est un oiseau qui tire son nom d’un autre oiseau. Et tout cela avant que le terme ne prenne son sens argotique.

En 1927, le mot « turkey » était utilisé pour décrire les spectacles de Broadway qui faisaient un bide. De là, sa signification a évolué pour s’appliquer à tout ce que les gens considéraient comme inefficace ou inutile et, en 1951, il a commencé à être utilisé pour décrire une personne de façon peu valorisante pour elle.

Ville

Signification : suffixe universel qui transforme un nom ou un adjectif en un lieu imaginaire

Si les mots et les expressions sont courants en argot, les suffixes sont un peu plus rares. Si elle est très fréquente en… Normandie, l’habitude d’ajouter « -ville » après un autre mot est apparue dans les années 50 aux États-Unis, donnant naissance à des endroits imaginaires au noms explicites

  • Antsville : (littéralement « fourmiville ») un endroit très peuplé, qui ressemblait à une zone envahie par les fourmis.
  • Coolsville : (littéralement « coolville ») un endroit qui était… cool.
  • Deadsville : (littéralement « mortville ») non, ce n’était pas un cimetière, mais juste un endroit ennuyeux ou désert.
  • Weirdsville : — (littéralement « bizarreville ») comme son nom l’indique, il s’agissait d’un endroit bizarre.

Bien qu’aujourd’hui cette construction stylistique soit passée de mode, il peut être amusant d’inventer votre propre expression. Vous pouvez même la mélanger avec de l’argot moderne et voir si vous pouvez lancer une tendance.

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Thomas Moore Devlin
Thomas a grandi dans la banlieue du Massachusetts et a déménagé à New York parce qu'il voulait vivre dans un endroit qui était exactement l'opposé de sa ville natale. Il a étudié la littérature anglaise et la linguistique à l'Université de New York, mais a passé la plupart de ses études à travailler pour le Washington Square News. Suivez-le sur Twitter.
Thomas a grandi dans la banlieue du Massachusetts et a déménagé à New York parce qu'il voulait vivre dans un endroit qui était exactement l'opposé de sa ville natale. Il a étudié la littérature anglaise et la linguistique à l'Université de New York, mais a passé la plupart de ses études à travailler pour le Washington Square News. Suivez-le sur Twitter.

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