Portrait: James et Anna-Louisa : une histoire d'amour anglo-suédoise

Dans ce portrait d’utilisateur Babbel, nous vous présentons James Nash, 20 ans, de Portsmouth. Il nous raconte son histoire d’amour anglo-suédoise avec Anna-Louisa, qu’il a rencontrée pendant son échange Erasmus.  
22/07/2015
Portrait: James et Anna-Louisa : une histoire d'amour anglo-suédoise


Dans ce portrait d’utilisateur Babbel, nous vous présentons James Nash, 20 ans, de Portsmouth. Il nous raconte son histoire d’amour anglo-suédoise avec Anna-Louisa, qu’il a rencontrée pendant son échange Erasmus.
 

Je n’ai jamais été particulièrement doué pour apprendre les langues, comme beaucoup de gens au Royaume-Uni. En réalité, c’est pendant mon année Erasmus à Budapest que j’ai vraiment eu besoin de parler une langue étrangère pour la première fois. Étant donné que seulement peu de gens parlent anglais là-bas, comme dans le reste de l’Europe de l’Est, j’ai rapidement compris que je devais me mettre au hongrois.
J’ai pris des cours et rapidement j’ai commencé à parler et à comprendre. Je dirais que mon niveau de hongrois est « moyen », mais je pensais que c’était un bon début.
Bien entendu, peu importe votre performance dans un domaine, il y a toujours quelqu’un dont les compétences dépasseront largement les vôtres. Et Anna-Louisa est l’une de ces personnes. Elle est Suédoise, elle parle anglais et allemand couramment et a un niveau intermédiaire en hollandais, en français et en italien. Et elle ne parle même pas comme le Chef du Muppet Show ! Elle a étudié près de Manchester et parle avec un accent anglais parfait.
Nous sommes rapidement devenus très proches, puis nous nous sommes mis ensemble (nous parlions en anglais bien entendu). Bien que la communication entre nous était fluide et naturelle, j’avais toujours le sentiment que je devais faire davantage d’efforts ; il ne semblait pas juste qu’elle ait toujours à parler ma langue, même si elle la parlait très bien.
J’ai donc décidé d’apprendre le suédois. J’ai également décidé de ne pas lui dire.
Avec la complicité de mon colocataire, je me suis inscrit sur Babbel et nous avons tous les deux commencé à apprendre le suédois. Les progrès se sont vite faits sentir ; j’étais de plus en plus confortable avec les verbes et les temps, ma prononciation s’améliorait, j’étais capable de parler de moi-même avec aise et nous pouvions tenir des conversations de base. Avoir quelqu’un avec qui discuter des cours et pratiquer s’est avéré utile.
J’ai failli vendre la mèche à plusieurs reprises. Je me souviens d’une fois où elle m’a surpris en train de lire un journal suédois par-dessus son épaule, et d’une autre occasion où elle a eu des soupçons sur ma prononciation un peu trop bonne d’un mot qu’elle voulait « m’enseigner ». Mais de manière générale, je pense que j’ai bien réussi à garder mon secret, jusqu’à ce que l’heure vienne de tout révéler.
Cela s’est produit lorsque nous nous sommes rendus en Suède pour rendre visite aux parents d’Anna-Louisa ; il est important de faire une bonne première impression, n’est-ce pas ?
Après avoir dîné, le premier jour, nous discutions dans le salon. Anna-Louisa me montrait une bande dessinée de son enfance et me traduisait certains mots dans le but de me familiariser un peu avec la langue.
J’ai alors décidé que le moment était venu et j’ai réuni la famille pour faire mon annonce. J’ai offert un cadeau aux parents d’Anna, que j’avais ramené de Budapest, après quoi je leur ai annoncé que j’avais un secret à leur révéler. Je leur ai expliqué que j’apprenais le suédois avec Babbel, que je souhaitais être capable de leur parler un peu dans leur propre langue, et que j’espérais que cela serait perçu comme un signe de respect pour leur culture.
Heureusement, ils ont non seulement semblé surpris, mais également ravis de la nouvelle. Anna-Louisa se doutait de quelque chose, je pense, mais elle ne s’attendait certainement pas à cela. Son père s’est montré particulièrement reconnaissant du fait que j’apprenne le suédois si tôt dans la relation, et il pensait que c’était un superbe geste envers toute la famille. Et je leur ai dit que je voulais parler presque uniquement en suédois la prochaine fois que je les verrai… J’ai donc du pain sur la planche !
J’essaie maintenant de parler de plus en plus en suédois avec Anna-Louisa. Elle s’est récemment installée au Royaume-Uni et nous allons vivre ensemble à Milton Keynes pour le travail. J’ai hâte d’avoir un « langage secret » que notre entourage ne pourra pas comprendre.
 
 

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