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7 mots français du cyclisme

Mesdames, Messieurs, en piste pour Paris-Roubaix ! Pour une préparation idéale, voici un petit lexique de 7 termes et expressions françaises du cyclisme.
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7 mots français du cyclisme

Illustrations de Elena Lombardi

Mesdames, Messieurs : en piste pour la 116e édition de Paris-Roubaix !

C’est parti pour plusieurs heures de course en direct, des milliers de fans amassés au bord des routes, les pavés, la boue, la Trouée d’Arenberg et le vélodrome de Roubaix en point de mire.

Comme à chaque nouvelle édition (la première a eu lieu en 1896), l’Enfer du Nord est un rendez-vous incontournable du début de la saison cycliste. C’est aussi l’occasion de retrouver ces quelques curiosités linguistiques de la langue de Molière. La France possède une longue tradition cycliste : elle a beaucoup contribué au développement et à la reconnaissance de ce sport à l’international. Rien d’étonnant à ce que certains termes emblématiques soient depuis repris par les fans du monde entier, qui prononcent de bon cœur ces mots – sans oublier l’indispensable soupçon de nonchalance. À la française, en somme.

Le peloton

« Il gruppo » en italien, « the bunch » en anglais. Internationalement connu sous la dénomination française de peloton, le groupe principal des coureurs s’allonge avec la vitesse et s’élargit quand le tempo ralentit. Pendant Paris-Roubaix, il n’est pas rare de voir des coureurs se fondre dans la masse anonyme du peloton pour se protéger au maximum des intempéries.

L’Enfer du Nord

Ce surnom officieux de Paris-Roubaix ne doit rien en hasard : le parcours de plus de 250 km fait partie des plus exigeants du calendrier. Nombreux sont les champions a avoir forgé leur légende sur ces interminables secteurs pavés, ces sous-bois boueux et ces intempéries quasi-systématiques. Une véritable épreuve de force, que seuls les plus grands ont eu l’occasion de terminer en vainqueur – les bras en l’air, bien sûr.

La musette

La musette, dans le cyclisme, est le nom donné au sac tendu par le soigneur au coureur, et que ce dernier attrape en pleine course. Il contient quelques trésors qui lui permettront de se ravitailler et de récupérer des forces pour les kilomètres qui suivent. Un coureur peut aussi choisir de ne pas saisir la musette tendue afin de s’échapper du groupe, une stratégie qui peut s’avérer payante s’il résiste jusqu’au bout à la fringale, et que l’on appelle « brûler le ravitaillement ».

Le baroudeur

Dans le monde du cyclisme, le baroudeur est un peu à part : c’est avant tout un aventurier. Souvent à l’affut d’une occasion pour s’extraire du peloton, il n’apprécie rien tant que la solitude, et aime fausser compagnie à ses compagnons d’infortune au moment le plus opportun. Attaquant infatigable, le baroudeur peut compter sur une formidable résistance à la douleur et un mental à toute épreuve pour remporter la mise. Ils seront sans surprise aux avant-postes de ce Paris-Roubaix !

Les secteurs pavés

Les secteurs pavés sont à Paris-Roubaix ce que les cols hors catégorie sont au Tour de France : des passages interminables – plus de 55 km cumulés -, dangereux et qui font perdre le sommeil même aux rouleurs les plus chevronnés. Longue de 2,4 km et redoutée de tous les participants, la Trouée d’Arenberg a largement forgé la légende de la course.

La flamme rouge

Après 255 km d’efforts, le coureur de tête voit apparaître un fanion. C’est la flamme rouge, qui lui indique le dernier kilomètre, la rédemption prochaine. C’est en général un petit coup de fouet, le signe prometteur qui incite le coureur à accélérer sur les derniers coups de pédale afin d’en finir au plus vite avec une éprouvante journée en selle.

Le bidon collé

Le cyclisme est un sport glorieux, technique, pluvieux, ensoleillé, plein de joie et de souffrance, une souffrance qui absorbe jusqu’aux dernières réserves d’énergie. Et quand il s’agit d’économiser celle-ci, les coureurs ont plus d’un tour dans leur sac… notamment celui du bidon collé, qui porte bien son nom. Un membre de l’équipe — le « porteur d’eau » — est désigné pour récupérer le ravitaillement auprès du directeur sportif, qui suit les coureurs en voiture. Ce moment est synonyme de quelques rares mais précieuses secondes de répit, dont les cyclistes aiment parfois profiter au-delà des limites du raisonnable en s’accrochant littéralement au bidon pour se laisser tracter sur quelques mètres supplémentaires. Mais attention : si le bidon est trop « collé » ou « collant », le coureur peut faire l’objet d’une sanction.

Maintenant que vous maitrisez le vocabulaire du cyclisme, vous pouvez vous installer confortablement dans votre canapé et apprécier en expert les exploits des coureurs de la Reine des Classiques  !

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Stefano Nucera
Stefano sait faire tout un tas de choses : écrire, parler, inventer, pontifier... Tout ça avec une touche très personnelle. Peut-être parce qu'il se nourrit de légendes contemporaines, de fresques historiques, de discussions de comptoir et de polémiques au ras des pâquerettes. Ou bien parce qu'il est un brin tête de mule. Il prend toujours son vélo pour aller au travail – et partout ailleurs.
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