La Journée internationale de l’amitié, une fête pas comme les autres ?

Découvrez l’histoire de la Journée internationale de l’amitié, ses rituels et comment elle est célébrée partout dans le monde !
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La Journée internationale de l’amitié, une fête pas comme les autres ?

Saviez-vous que dans la plupart des pays du monde, la date du 30 juillet rime avec « amitié » ? En effet, le 30 juillet est la date choisie par l’ONU pour célébrer la Journée internationale de l’amitié. Imaginée en 1919, elle est devenue extrêmement populaire en Amérique latine, en Asie ainsi qu’en Amérique du Nord. Une excellente façon de donner un nouvel élan à votre apprentissage de l’espagnol, du portugais ou de l’anglais avec Babbel, non ?

Une brève histoire de la Journée internationale de l’amitié

Comme nous l’avons dit en introduction, l’idée de célébrer une « Journée internationale de l’amitié » germe au lendemain de la Première Guerre mondiale. Traumatisée par l’horreur du conflit, Joyce Hall, fondatrice de l’entreprise de carte de vœux Hallmark Cards, a alors l’idée de célébrer l’amitié entre les peuples en poussant ses clients à s’envoyer des cartes les uns aux autres. Mais à l’optimisme succède bientôt la crise financière, avant que la Seconde Guerre mondiale ne reporte le projet : célébrer l’amitié n’est plus vraiment à l’ordre du jour.

Mais l’idée d’une Journée internationale de l’amitié ne s’évanouit pas pour autant : au contraire, elle s’exporte jusqu’en Amérique latine. En 1958, l’ONG paraguayenne Cruzada mundial de la amistad (« Croisade mondiale pour l’amitié »), qui promeut l’amitié comme moyen de construire une culture de la paix, propose que le 30 juillet devienne officiellement la Journée internationale de l’amitié. Il faudra cependant attendre le 27 avril 2011 pour que l’Assemblée générale des Nations Unies décrète officiellement le 30 juillet comme étant Journée internationale de l’amitié… non sans avoir nommé Winnie l’Ourson (sic) Ambassadeur de l’amitié en 1998.

De l’importance de la Journée de l’amitié en Amérique du Sud

 

C’est grâce au dentiste argentin Enrique Ernesto Febbraro que cette journée est devenue aussi populaire. Impressionné par la mission Apollo 11, le dentiste souhaitait célébrer « ce geste d’unité et d’amitié entre les peuples » qu’a été le premier pas humain sur la Lune, en envoyant 1000 lettres à ses contacts du Rotary Club à travers le monde, recevant en retour plus de 700 réponses.

 

Depuis lors, la Journée de l’amitié est très largement célébrée sur le continent sud-américain. En Argentine, elle est même devenue un évènement populaire majeur – impliquant même en 2005 une saturation complète du réseau mobile dans les plus grandes villes du pays à cause du nombre de messages envoyés pour l’occasion. Les restaurants et les bars sont également pris d’assaut lors de cette journée, qui fait office de prétexte pour se réunir et s’échanger cadeaux, vœux, gentillesses et autres petites attentions.

 

On y joue aussi au jeu de « l’ami invisible » (Amigo Invisible), une tradition très populaire pendant laquelle les groupes d’amis tirent au sort le nom d’une personne, afin de lui offrir un cadeau le 30 juillet.

Le bracelet de l’amitié

Porter des « bracelets d’amitié » est une autre façon de célébrer cette journée (ou ses amis). Qu’on les achète ou qu’on les fabrique soi-même, ces bracelets tressés de couleurs vives se portent un peu partout dans le monde en signe d’affection mutuelle, notamment chez les plus jeunes. On a d’ailleurs découvert des preuves attestant que les premiers bracelets de l’amitié étaient déjà portés dans la Chine antique (de 481 à 221 av. J.-C.) !

Plus proche de nous, c’est en Amérique du Sud que les bracelets de l’amitié ont trouvé un nouvel essor… politique. Au début des années 1980, des manifestations contre la disparition de descendants mayas et de paysans guatémaltèques ont utilisé ces bracelets comme signe d’unité et de ralliement. Largement médiatisés, ces bracelets colorés ont ensuite été importés  aux États-Unis par des groupes religieux, qui réutilisaient ces bracelets lors des rassemblements politiques majeurs. Nouer un bracelet autour de la poignée de quelqu’un symbolisa peu à peu l’appartenance à un même groupe.

La pratique s’est ensuite répandue : nouer un bracelet autour du poignet de quelqu’un fait office de serment d’amitié entre deux personnes – la personne tressant le bracelet ayant également la possibilité de « faire un vœu » en le fabriquant. Ces bracelets colorés, légers, faciles à faire et très résistants, font alors fureur chez les adolescents américains, puis chez les célébrités plus âgées, popularisant cette pratique autant pour célébrer l’amitié et l’amour que l’engagement politique et social…

Une exception française

Connus dans le monde entier, les fameux bracelets de l’amitié sont la plupart du temps dénommés de la même façon : Friendship bracelet en anglais, Vriendschapsarmband en néerlandais, Freundschaftsband  en allemand ou encore pulseras de la amistad en espagnol. Vous n’avez jamais entendu parlé des bracelets de l’amitié ? C’est normal : en français on parlera plutôt de « bracelet brésilien », en rapport avec leur origine sud-américaine. Lorsque ces bracelets sont d’une qualité professionnelle, on parle également de misangas, dérivé du mot portugais miçanga (« perle »).

Raksha bandhan

Le Raksha bandhan (en hindi : रक्षा बन्धन) est une fête célébrée le 15 août par les hindous et les jaïns en Inde. Lors du Raksha bandhan (qu’on peut littéralement traduire par « nœud de protection »), les sœurs nouent un bracelet de soie coloré autour du poignet de leurs frères, afin de symboliser leur amour pour eux. En retour, le frère montre qu’il est prêt à offrir sa protection tout au long de sa vie. Par extension, le Raksha bandhan célèbre un lien très fort entre deux personnes prêtes à tout l’une pour l’autre, qu’il s’agisse d’amour, de fraternité ou d’amitié.

La bague de Claddagh (Claddagh Ring)

La Claddagh ring est une bague traditionnelle irlandaise, aisément reconnaissable à ses deux mains tenant un cœur, le tout surmonté d’une couronne royale. C’est un symbole d’amour, de loyauté, et d’amitié, normalement échangé lors de fiançailles, mais qui peut également être utilisé comme gage d’amitié entre deux personnes.

Plusieurs légendes entourent les origines de cette bague, mais la plus couramment racontée nous ramène au XVIIe siècle. Un jeune Irlandais, capturé en Méditerranée par des pirates, aurait été vendu comme esclave. Ayant appris le métier de forgeron lors de sa captivité, il retrouva sa liberté grâce au roi William III. Il forgea alors une bague pour symboliser sa dette envers le roi, ainsi que l’amour pour sa femme, qui l’attendit en Irlande pendant quatorze années. Depuis lors, la bague de Claddagh fait figure d’alliance, transmise de mère en fille comme signe de loyauté !

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