Le Russe

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La langue russe

Que l’on évoque Dostoïevski ou Tolstoï, il est commun de percevoir toujours la même sensation agréable à l’oreille. Ce parler russe, si dental et guttural, parfois prononcé exagérément, correspond à la langue appuyée des pays de l’Est. Apprendre le russe, c’est s’accommoder à un art de vivre ancestral, découvrir un alphabet et une civilisation riches et s’offrir un autre regard sur l’Histoire, notamment celle du XXe siècle. Retour sur les bienfaits apportés par la maîtrise de la langue russe, d’un point de vue autant personnel que professionnel.

Un pari sur l’avenir

Avec un nombre total de locuteurs natifs avoisinant les cent soixante-sept millions, le russe est une langue qui a son avenir devant elle. Comme toutes les langues slaves, la langue russe s’exporte particulièrement bien chez les pays limitrophes du berceau d’origine. Nombre de voisins de la Russie ont d’ailleurs le russe pour langue officielle. Une première raison d’orienter ses efforts d’apprentissage vers cette langue pourrait donc être l’essor du parler russe qui s’opère à travers le monde depuis la Seconde Guerre Mondiale.

Par ailleurs, on constate de plus en plus que les grands centres d’affaires de Moscou ou Saint-Pétersbourg privilégient leur langue natale au détriment de l’anglais. Une manière certes un peu chauvine d’exprimer leur amour pour une langue qui doit jouer son rôle sur la scène internationale. Que l’on soit interprète, traducteur, magnat ou diplomate, connaître les rudiments de la langue russe devient un impératif.

En outre, le désir d’apprendre à parler russe peut être motivé par un sincère attrait pour la culture et l’Histoire de la Russie. Vaste pays dont l’Occident a retenu le faste des Romanov et la qualité des grands auteurs, la Russie, au même titre que la France, peut s’enorgueillir de raconter son patrimoine à travers sa langue. Par exemple, se fixer l’objectif de parvenir à lire L’Idiot dans sa langue originale est un noble challenge apte à dynamiser l’apprentissage du russe.

Les spécificités du cyrillique

Concentrée depuis des siècles autour de la grande Russie, la langue russe est issue de la plus ancienne langue slave recensée à ce jour : le vieux-slave. Elle est une des plus vieilles langues au monde à s’être dotée des règles d’une grammaire presque immédiatement après sa création. Et pour cause : le russe est d’inspiration latine ! Depuis le Xe siècle environ, l’alphabet cyrillique crée des mots qui eux-mêmes répondent aux standards des cas latins. On y retrouve les formes de nominatif, génitif, datif, accusatif et locatif de Cicéron. Ces derniers sont rangés par déclinaisons. En outre, en langue russe, un nom peut avoir trois genres différents : le masculin, le féminin et le neutre. C’est ce qui explique pourquoi les latinistes n’éprouvent généralement aucune difficulté à parler russe. Il reste naturellement la particularité de l’alphabet. Mais encore une fois, une solide culture helléniste permet de se familiariser très facilement avec les subtilités de la nouvelle écriture.

L’extension tentaculaire vers l’Europe

Les communautés russophones se trouvent principalement en Allemagne, en Autriche, en Suisse et en Belgique. En raison des conflits armés de la Guerre Froide, la langue russe a colonisé certains quartiers réputés de grandes villes européennes. Ce sont les endroits idéaux pour expérimenter et perfectionner son niveau. De surcroît, le concept de la « Russie européenne » connaît lui aussi une embellie remarquable depuis le début des années 1990. Il consiste en l’apparition d’un phénomène de bilinguisme dans tous les pays baltes, l’Ukraine, la Biélorussie et les Balkans. Il est l’occasion d’admettre que le parler russe séduit par la beauté de sa prononciation et la charge de son passé.

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