Paronymes, homophones : quels sont les lapsus les plus communs en espagnol ?

Faire des erreurs est important quand on apprend. Voici les paronymes, homophones et autres mots qui se confondent facilement en espagnol.
Paronymes, homophones : quels sont les lapsus les plus communs en espagnol ?

Avez-vous déjà entendu parler des paronymes, ou des homophones ? Vous hésitez parfois sur l’orthographe et la signification de certains mots ou expressions en espagnol ? Cet article est pour vous.

Mais commençons d’abord par définir ce que sont les paronymes ou les homophones. Lorsque l’on confond un mot avec un autre, on parle de lapsus en espagnol. Selon le Diccionario panhispánico de dudas (le dictionnaire panhispanique des doutes), lapsus linguae signifie littéralement « erreur de langue ». C’est une gaffe involontaire, une erreur causée par un oubli spontané, par exemple : tenemos un aborigen de trabajo (nous avons un aborigène de travail) au lieu de vorágine de trabajo (maelström de travail).

Les lapsus cálami, qui désignent des erreurs commises à l’écrit, sont peut-être moins frappants, mais tout aussi amusants. C’est là qu’il faut faire attention aux paronymes, des mots qui se ressemblent mais s’écrivent différemment, comme prejuicio (préjudice) et perjuicio (dommages), ainsi qu’aux homophones, des mots qui, quant à eux, se ressemblent mais dont le sens est différent, comme vasto (vaste) et basto (grossier). Ce sont ces paronymes, homophones et autres mots qui prêtent souvent à confusion en espagnol que nous vous proposons de découvrir aujourd’hui !

Les paronymes courants en espagnol

En espagnol, les paronymes sont très similaires par leur aspect ou la façon dont on les prononce. Voici quelques exemples :

1. Prever et preveer

Prever est la combinaison du préfixe pre- et du verbe ver (voir). Sur cette base, le sens coule de source : prévoir ou prédire. Par exemple : Se prevé un invierno muy frío. (Un hiver très froid était prévu.) Cependant, il n’est pas rare de voir ce verbe avec un troisième e, preveer, peut-être en raison de sa similitude avec le verbe proveer, qui a le sens très différent de « fournir ».

2. Prejuicio et perjuicio

Malgré leur ressemblance, ce qui est certain, c’est que ces deux paronymes ont des significations diamétralement différentes. Prejuicio signifie « préjugé », à savoir une opinion préconçue, généralement négative, sur quelque chose ou quelqu’un. Perjuicio, cependant, désigne un dommage aux biens, comme daño, que l’on trouve d’ailleurs souvent dans la même phrase : Los demandó por daños y perjuicios. (Ils ont été poursuivis pour dommages.)

3. Libido et lívido

Si on parle de désir sexuel, alors c’est la libido. Ce mot paronyme est accentué sur l’avant-dernière syllabe [libído], mais il est fréquent de le trouver avec un accent sur la syllabe précédente : Un afrodisíaco que aumenta la líbido. (Un aphrodisiaque qui augmente la libido.) Ce changement est sûrement dû à l’influence du mot lívido, qui signifie « pâle » ou « violacé ».

4. Desternillarse et destornillarse

Avez-vous déjà entendu l’expression destornillarse de risa (rire hystérique) ? La version correcte serait desternillarse parce qu’elle vient de ternilla (côte) et non de tornillos (vis), peu importe combien de fois nous avons l’image de vis tombant de la tête d’une personne hilare.

5. Infligir et infringir

Infligir ou infringir ? Telle est la question que posent ces deux mots paronymes. Infligir signifie causer des dommages ou punir (infliger), tandis que infringir signifie enfreindre une loi (enfreindre) : Infringió el reglamento. (Ils ont enfreint la règle.) Ce qui est curieux, c’est que ces deux verbes espagnols ont donné naissance aux formes inflingir et infrigir, qui sont incorrectes.

Les homophones les plus connus en espagnol

Comme nous l’avons vu précédemment, les homophones sont des mots qui se ressemblent. En espagnol, c’est généralement parce que certaines lettres ont le même son, comme b et v ou y et ll.

1. Bello et vello

Commençons avec deux mots homophones qui sèment souvent le douteen espagnol : bello et vello. Si vous avez déjà vu le commentaire qué vello sur la photo de quelqu’un, cela voulait dire qu’elle est jolie, mais cela pourrait aussi signifier littéralement « Qu’est-ce qu’il est poilu ou frisé ». Une personne ou un lieu est bello, c’est-à-dire agréable à regarder, tandis que vello désigne certains poils sur certaines parties du corps. Il existe aussi des fruits qui sont couverts de vello.

2. Valla et vaya

Une valla est une barrière qui ferme un lieu et en empêche l’accès. Cependant, le mot vaya est une interjection utilisée pour commenter quelque chose, qu’il s’agisse de surprise ou de déception :¡Vaya, qué pena que no venga! (Oh, dommage qu’ils ne viennent pas.) Attention à l’autre mot qui a la même consonnance : baya (baie).

3. Basto et vasto

L’un des homophones sur lesquels il est très courant de se tromper en espagnol ! Lorsque nous disons que quelque chose ou quelqu’un est basto, cela signifie qu’il ou elle est laid(e) ou désagréable, le contraire de bello. Lorsque nous disons que quelque chose est vasto, nous disons qu’il est étendu ou vaste : Tiene un vasto conocimiento sobre ese campo. (Ils ont une connaissance approfondie de ce domaine.)

4. Revelar et rebelar

Revelar avec un v signifie « révéler », mais lorsque le mot est écrit avec un b, l’idée est plutôt de se rebeller ou de protester : Los estudiantes se rebelan contra la universidad. (Les étudiants protestent contre l’université).

5. Echo et hecho

Hecho est le participe passé du verbe hacer (réaliser, faire). Han hecho un llamamiento. (Ils ont passé un appel.) En revanche, echo est la première personne du singulier du verbe echar (donner, jeter ou se débarrasser de quelque chose) : Le echo de comer al perro y nos vamos. (Je vais donner de la nourriture au chien et on y va.)

Apprenez l'espagnol avec Babbel