Au fait, quel est le bon âge pour apprendre une langue ?

Bébés, enfants, ados, adultes, retraités… tous ont des ressources différentes pour apprendre une langue étrangère. Il n’est jamais trop tôt ni trop tard pour découvrir le monde des langues. À chaque âge, ses avantages !
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Au fait, quel est le bon âge pour apprendre une langue ?

Illustration de Lucille Duchêne

Existe-t-il un bon âge pour apprendre une langue ? La réponse est… non. Les experts de l’apprentissage des langues pensent que l’âge est avant tout un obstacle psychologique de nature à freiner l’apprentissage. En d’autres termes, l’âge n’est qu’une excuse pour ne pas sauter le pas : avec le bon état d’esprit, il n’est jamais trop tard pour apprendre une nouvelle langue !

Vous êtes curieux, débordants d’énergie et ouverts aux expériences nouvelles ? Bonne nouvelle : vous avez toutes les qualités requises pour apprendre une langue. Et ce, peu importe votre âge. Bébé, jeune adulte ou retraité : à chaque âge, ses atouts !

De 0 à 3 ans : l’âge spontané

Pourquoi est-il plus facile d’apprendre les langues entre l’âge du berceau et de l’école maternelle ? Si les bébés sont des génies des langues, c’est parce qu’ils font d’excellents observateurs et imitateurs. L’apprentissage de la langue maternelle suffit comme preuve.

Allemand, espagnol ou polonais : chaque bébé apprend sa propre langue à la même vitesse. Les bébés n’ont pas de dons particuliers pour les langues. Il s’agit plutôt d’une forme de curiosité naturelle : les bébés touchent à tout et courent partout. Ils ont soif de découvrir ce monde nouveau qui les entoure.

Ce que bébé fait si bien, c’est oser sortir de sa zone de confort. Pas étonnant alors que les enfants en bas âge excellent dans l’art des langues étrangères. Doit-on absolument se mettre à l’allemand dès la crèche si l’on espère pouvoir prononcer le mot « Eichhörnchen » à la perfection ? Fort heureusement, non !

De 3 à 10 ans : l’innocence de l’âge

Après 3 ans, les enfants ont d’autres atouts à faire valoir. À commencer par l’ambition ! Posez cette simple question « Qu’est-ce que tu veux faire plus tard ? ». Il y a plus de chances que l’on vous réponde archéologue, espion ou cosmonaute que banquier ou expert-comptable.

Le monde des enfants est fait d’imagination. Pas encore rattrapés par les obligations du réel, les enfants s’autorisent toutes les fantaisies. Certes, un enfant de plus de 3 ans apprend moins vite qu’un bébé. Mais il apprend quand même ! Après 5 ans, un enfant maîtrise suffisamment bien sa langue maternelle pour s’en servir afin d’apprendre d’autres langues. Un réel avantage par rapport aux bébés, trop petits pour utiliser cette ressource.

En primaire, un jeune élève peut alors s’initier en douceur à l’anglais, et constituer ainsi la base de ses capacités d’apprentissage pour le reste de sa vie. Ce n’est pas un scoop : on n’arrête pas d’apprendre après 10 ans. Et les langues ne font pas exception.

De 11 à 16 ans : l’âge rebelle

Après l’âge du biberon et celui de l’enfance vient l’âge un peu moins mignon de l’adolescence. En entrant au collège, votre enfant obtient plus de libertés… et c’est la rébellion qui commence. À cet âge, tout n’est pas négatif pour autant. C’est à cette période que votre enfant choisit sa deuxième langue vivante : un choix important pour son avenir.

Après sa langue maternelle, et la découverte d’une première langue vivante (généralement l’anglais), l’ado est mieux équipé qu’un enfant pour apprendre une LV2. Les années collège sont souvent prétextes aux premiers voyages à l’étranger ou aux séjours linguistiques : une occasion unique pour pratiquer directement dans le pays. Enfin, n’oublions pas qu’il n’y a rien de pire pour votre ado que de ne pas être “à la mode”.

Alors comment encourager votre ado à apprendre une langue étrangère ? En le laissant écouter le groupe américain du moment, en jouant au dernier jeu vidéo ou en bingewatchant la série culte dont tout le monde parle, il aura un excellent prétexte pour progresser.

De 20 à 30 ans : l’âge dynamique

Ce n’est pas pour rien que l’on parle parfois de « cadre dynamique ». À la sortie des études, les jeunes diplômés se retrouvent dans une configuration propice à l’apprentissage. C’est un peu le commencement d’une deuxième vie : la vie professionnelle.

À 25 ans, vous êtes encore pleins de ressources. Votre cerveau est loin d’être saturé. Vous apprenez différemment. Plus de listes de vocabulaire ou de verbes irréguliers à retenir par cœur pour un contrôle. Révolue l’époque de la théorie, place à la pratique !

Vous saisissez mieux l’importance des langues parce que vous pouvez désormais les utiliser au quotidien. Si l’occasion se présente, rejoignez un séminaire en anglais ou rendez visite à des clients à l’étranger. Vous pourrez ainsi accroître votre confiance en vous.

Après 40 ans : la force de l’âge

40 ans, c’est plutôt l’âge du bilan ? Ce qui est certain, c’est que vous avez déjà appris énormément de choses. Pourquoi tout devrait soudainement s’arrêter ? Oui, mais entre le travail, les enfants, les travaux à la maison… où trouver le temps pour se remettre à l’espagnol ?

La véritable difficulté n’est pas l’âge… mais l’organisation. Il suffit d’un peu de régularité et de motivation pour s’y remettre. 40 ans, c’est l’âge parfait pour apprendre une langue avec Babbel !

Prenez 15 minutes par jour pour apprendre une langue, prouvez-vous que vous en êtes toujours capables et par la même occasion, donnez un coup de pouce à votre carrière tout en aidant votre enfant pour ses devoirs d’anglais.

Après 60 ans : l’âge heureux

Qui dit retraite dit liberté… mais que peut-on bien faire de tout ce temps ? Apprendre une langue ? N’est-ce pas perdu d’avance ? Au contraire, il s’agit d’un merveilleux projet. En plus de donner un rythme à votre quotidien, l’apprentissage d’une langue vous permet de rattraper le temps perdu et voyager sans craindre la barrière de la langue.

Si tant d’actifs l’attendent avec impatience, l’âge de la retraite vient aussi avec son lot d’inquiétudes. En particulier, celle de se retrouver seul et se sentir inutile. Apprendre une langue permet alors d’élargir ses horizons, rencontrer de nouvelles personnes et s’engager dans des associations. Mais le meilleur argument est sans doute celui-ci : rester en forme mentalement !

Bien sûr, il y a le sudoku et les mots croisés. Mais la science a prouvé le rôle des langues contre l’apparition de la maladie d’Alzheimer. « Et ce quel que soit l’âge auquel on commence », précise cet article de Sciences et Avenir.

Apprendre une nouvelle langue, ce n’est donc pas une question d’âge. C’est une question de motivation ! Oubliez vos complexes et vos mauvaises excuses et osez vous lancer dans le monde fascinant des langues. Mary Hobson nous offre un bel exemple à suivre. Elle a commencé à apprendre le russe à 56 ans avant de devenir une brillante traductrice du poète Pouchkine !

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