L’histoire secrète des hymnes nationaux les plus insolites !

Cérémonies officielles ou compétitions internationales, les hymnes nationaux font la fierté des pays qu’ils représentent. Découvrez leurs secrets… en image !
L’histoire secrète des hymnes nationaux les plus insolites !

« Quand j’écoute trop Wagner,  j’ai envie d’envahir la Pologne. » C’est Woody Allen qui le dit, et c’est l’effet qu’on peut aussi ressentir à l’écoute de certains hymnes nationaux. Normal : la plupart des hymnes ont été à l’origine composés comme des marches militaires.

Mais en fait, le plus intéressant avec ces hymnes, ce sont les petites histoires que l’on trouve derrière… De l’air du God Save the Queen inspiré de la fistule de Louis XIV à l’hymne national du Mexique dont l’auteur fut séquestré par sa fiancée jusqu’à ce qu’il en ait rédigé les paroles, découvrez les petites histoires des grands hymnes nationaux.

Découvrez les hymnes nationaux les plus étonnants du monde… illustrés, bien sûr !
Découvrez les hymnes nationaux les plus étonnants du monde… illustrés, bien sûr !

Les hymnes nationaux les plus insolites : 

ANDORRE

Beaucoup d’hymnes nationaux relatent l’histoire de leur pays ou célèbrent ses fondateurs, en général à la troisième personne. Mais en Andorre, c’est le pays qui parle, et ce pays est une princesse (la fille de Charlemagne, accessoirement).

ESPAGNE

Peut-être les Hispaniques n’aiment pas chanter avant les matchs de foot ? Toujours est-il que l’hymne national espagnol, la Marcha Real, est l’un des rares hymnes nationaux dans le monde à ne pas comporter de paroles !

FRANCE

Il existe des hymnes – comme l’hymne suisse, pour ne pas le citer – dont les paroles sympas évoquent la beauté des montagnes et des rayons de soleil sur la vallée. Et puis il y a la Marseillaise, qui évoque elle des sillons arrosés d’hémoglobine peu recommandable. Un grand moment d’humanisme signé Rouget de Lisle (dont le prénom, contrairement à ce que l’on pourrait penser, n’était pas Rouget mais Claude Joseph – ce qui est, il faut l’avouer, bien moins original).

GRANDE-BRETAGNE

C’est bien connu, l’hymne national de Grande-Bretagne veut sauver la Reine. Ce qui est moins connu, c’est que l’origine de cet hymne serait en fait un air français, Grand Dieu sauve le Roi, mis en musique par Jean-Baptiste Lully pour célébrer l’opération réussie de Louis XIV d’une… fistule anale, en 1686. L’air aurait ensuite été repris par Händel. Tout de suite moins classe.

GRÈCE

C’est la patrie d’Homère qui possède l’hymne national le plus long du monde avec un poème de 158 strophes écrit par un poète apparemment très inspiré : Dionýsios Solomós. Cependant, seules les 24 premières strophes constituent officiellement l’hymne national (et seules les deux premières sont chantées lors des cérémonies).

JAPON

Après l’hymne le plus long, l’hymne le plus court ! Il s’agit cette fois-ci de l’hymne japonais, avec seulement 4 lignes et une cinquantaine de secondes au compteur. Pratique pour des cérémonies pas trop longues.

MALAISIE

On raconte que l’on doit l’hymne national malais au chef du protocole du Sultan de Perak (aujourd’hui un État de Malaisie), invité à Londres pour le couronnement d’Édouard VII en 1901 au cours duquel on joue les hymnes des royaumes invités. Seul problème : le Sultanat de Perak ne possède pas d’hymne officiel. Pris de court au moment où on lui demande quel est l’hymne de Perak, le chef du protocole fredonne alors un air entendu aux Seychelles… avant de courir prévenir le Sultan pour que celui-ci n’oublie pas de se lever lorsqu’il sera joué. À l’indépendance de la Malaisie, ce même air devint l’hymne national !

MEXIQUE

En 1853, le Mexique organise un concours pour trouver les paroles de l’hymne national. La petite amie du poète Francisco González Bocanegra essaye de le convaincre de participer, mais l’exercice ne l’intéresse pas. Elle l’enferme alors dans une pièce remplie d’images de l’histoire mexicaine et ne le laisse sortir qu’une fois qu’il lui a glissé son poème sous la porte. Poème qui allait devenir l’hymne officiel du Mexique, donc.

PAYS-BAS

L’hymne des Pays-Bas, le Whilhemus, tient plus de l’egotrip que de l’hymne national : c’est en fait une mise en chanson d’un texte de Guillaume de Nassau, prince d’Orange, dans lequel il raconte sa vie, précisant même dès la deuxième ligne qu’il est de sang allemand (ce qui est un peu bizarre pour un hymne néerlandais). Mais il y a encore plus bizarre : les premières lettres de chacun des 15 couplets du Whilhemus forment en acrostiche le nom de… Willem van Nassov, le prince en question.

RÉPUBLIQUE TCHÈQUE ET SLOVAQUIE

Peut-être l’hymne le plus consensuel du monde. Lors de la création de la Tchécoslovaquie en 1918, le compositeur décide de créer l’hymne national en associant les vers d’un opéra tchèque et une chanson populaire slovaque. Un art du compromis qui survivra même à la division politique du pays. Au moment de la dissolution de la Tchécoslovaquie en 1992, République tchèque et Slovaquie décident tout simplement de conserver chacune une partie de l’hymne différente : la première strophe pour la République tchèque et la seconde pour la Slovaquie !

SUISSE

La plupart des hymnes nationaux sont des marches militaires. Mais pas l’hymne suisse. L’hymne suisse se nomme Cantique suisse – et pour cause : il s’agit bien d’un cantique, composé par un poète et un moine. Dedans, on y chante la beauté de la patrie qui parle à l’âme attendrie, un doux rayon du soir qui joue dans le bois obscur et les accents émus d’un cœur pieux qui montent au ciel…

VATICAN

Le Vatican a beau être le plus petit pays du monde (0,44 km2 en tout et pour tout), il n’en est pas moins doté de son propre hymne national – l’Inno e Marcia Pontificale (Hymne et Marche Pontificale). C’est aussi seul hymne au monde dont les paroles sont écrites dans une langue morte : le latin !

Quelle langue désirez-vous apprendre ?