Narcos : 9 phrases en espagnol pour parler comme le héros de la série !

Vous avez déjà eu envie de parler espagnol comme dans Narcos ? Nous avons compilé les 9 phrases en espagnol les plus utiles à connaître pour parler comme Don Pablo, le héros de la série !
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Si vous êtes accro à la série Narcos, ceci n’est certainement pas un secret pour vous : la saison « Mexico » est d’ores et déjà disponible. Ahorita pues, si vous voulez y comprendre quelque chose, il est grand temps de dépoussiérer votre espagnol. Nous avons donc saisi cette occasion pour vous concocter quelques mots, expressions et phrases en espagnol fréquemment employés dans la série. Vous allez enfin pouvoir parler espagnol comme Don Pablo, le héros de la série !

Si vous êtes l’un des rares spécimens à ne pas encore avoir regardé la série la plus populaire jamais réalisée sur le sujet de la “narcolombia“, découvrez grâce à cet article un chapitre largement négligé par les dictionnaires. En effet, ces quelques phrases en espagnol vous serviront non seulement à faire affaire avec la pègre, mais vous permettront surtout de pimenter un peu vos conversations ordinaires. Mais soyez prévenu, ces phrases en espagnol ne s’adressent pas aux bien-pensants : âmes sensibles s’abstenir !

9 phrases en espagnol à apprendre pour parler comme le héros de la série Narcos :

 1. PLATA O PLOMO

Imaginez-vous sous la menace d’un homme pointant un pistolet sur vous, et qui vous hurle : “¡plata o plomo!”. Évidemment, difficile de garder ses moyens lorsqu’on a un pistolet braqué sur la tempe. Votre esprit s’embrouille : plomo, ça a l’air si doux, si rond, si innocent… Plata au contraire, avec ses consonnes occlusives et ses voyelles vives, a plutôt tendance à heurter l’oreille. Du coup, votre choix est vite fait : vous murmurez “plomo”… ce qui sera votre dernier mot. Car quand on vous dit « la bourse ou la mort » en Colombie, il ne faut pas le prendre à la légère. Mais détendez-vous ! Maintenant que vous savez qu’il vaut mieux, pour le salut de votre âme, préférer plata (argent) à plomo (plomb), vous êtes sûr de vivre une vie longue et prospère.

Dans le contexte :
Ustedes eligen, ¿plata o plomo?

2. M’IJO

Voilà une expression qui fait tâche dans une liste dédiée au lexique des narcotrafiquants. Au contraire de la précédente, m’ijo (ou mijo) renferme douceur et tendresse, sentiments qui, à première vue, ne collent pas exactement au profil de nos individus. C’est en fait la contraction de mi et hijo, qui se traduit par « mon fils ». Dans Narco, les parents de substitution sont omniprésents : los traficantes s’interpellent constamment avec des m’ijo, m’ija et m’ijito, témoignant par là de leur affection mutuelle (mais souvent passagère). Vous savez désormais que si Pablo vous appelle « m’ijo », vous pouvez vous détendre… pour le moment.

Dans le contexte :
Le va a tocar caminar, m’ijo.

3. BILLETE(ICO)

Si vous avez déjà séjourné dans un pays hispanophone, vous connaissez certainement le mot billete, « ticket ». Mais en Colombie, et plus spécifiquement dans la bouche du héros de la série, ce terme revêt une autre signification. Un billete désigne tout bonnement une grosse somme d’argent, un billetico, une très, très grosse somme d’argent.

Dans le contexte :
— Se ganó un billetico con esa vuelta.

4. GONORREA

Je vous avais prévenu dès le début, cet article est dédié à des expressions espagnoles plutôt hautes en couleurs. Tant pis, au diable la politesse ! Gonorrea est une de ces insultes très imagées que nos narcotrafiquants préférés aiment à proférer. D’après notre rédactrice espagnole, c’est sonoroso, creativo y simple, ce que vous avez sûrement déjà compris : sonore, simple et créatif. Vous trouvez difficile d’apprendre l’espagnol ? Pourtant, je suis sûr que vous aurez déjà compris le sens de cette insulte… Si ce n’est pas le cas, suivez le guide !

5. COMA MIERDA

Pour ceux d’entre vous qui ont choisi l’espagnol en deuxième langue et qui se souviennent encore de la conjugaison du formel usted et de l’informel tu, vous vous rappelez peut-être aussi que coma est la forme impérative formelle du verbe comer, qui signifie « manger ». À l’instar du héros de la série, on entend fréquemment cette expression en Colombie lorsqu’on s’adresse à son interlocuteur, même si celui-ci a le même âge. Ce qui, dans le cas présent, contraste légèrement avec le mot qui suit.

Dans le contexte :
— Señor Escobar, necesitamos renegociar, ¿no?
— Coma mierda. Coma. Mierda.

6. PAISA

C’est ainsi qu’on appelle les habitants de Antioquia et de Eje Cafetero, au nord ouest de la Colombie, région dans laquelle est située Medellín, la capitale d’Antioquia. Medellín est aussi le centre névralgique de Narcos et de la vie du héros de la série. Un paisa, ou, comme on dit aussi en Colombie, un parce, désigne un camarade, quelqu’un qui partage vos racines. On pourrait le traduire en français par « mon pote » ou « mon frère ».

Dans le contexte :
— (Reporter) Pablo Escobar ha sido llamado el -Robin Hood paisa-.

7. GRINGO (hijoeputa)

Vous savez peut-être déjà ce que signifie un gringo, même si le terme est plus courant en Amérique qu’en Europe. Le mot (qui n’est pas insultant, au pire légèrement moqueur) est utilisé dans beaucoup de pays hispanophones pour parler des étrangers et principalement des Américains. Pour ce qui est du terme hijoeputa, si elle est allègrement utilisée par Pablo Escobar, le héros de la série, c’est une manière peu flatteuse de décrire celui à qui on s’adresse. On connaît déjà hijo, « fils ». Quant au reste, je vous laisse deviner – ça ressemble à se méprendre au français.

Dans le contexte :
— Voy a pagar medio millón por cada agente de la DEA que se quiebre. Gringos hijoeputas.

8. PATRÓN

Facile à traduire, non ? El patrón… le patron, aka el jefe.

Dans le contexte :
— Pues nosotros hacemos lo que diga el patrón y listo.

9. PENDEJO

Un pendejo décrit une personne lâche, timide et un peu lente, qui mène souvent un style de vie chaotique. Si on la compare aux autres insultes volontiers proférées dans Narcos, celle-ci est sans doute el más flojito (la plus indulgente), et même pour les gens ordinaires, elle n’a rien de très terrible. On peut la traduire par « idiot », « abruti », ou, plus vieillot, « niais », « corniaud ».

Dans le contexte :
— « No te hagas el pendejo. Entrégame a tu primo y te dejaré vivir. »

Quelles leçons pouvons-nous tirer de ces phrases en espagnol ? Et bien si vous avez envie d’enrichir votre lexique d’insultes et améliorer votre capacité à choquer et offenser par de simples paroles, apprenez donc une langue étrangère : cela élargira votre public et vos horizons. Plus sérieusement, il est étonnant de constater que la vulgarité est souvent révélatrice de certaines particularités culturelles et qu’elle reflète assez fidèlement les penchants créatifs du pays en question. Enfin, last but not least, aller fouiller chez ses voisins permet de s’endurcir face aux grossièretés de sa propre langue.

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Cristina Gusano
Cristina Gusano a commencé à parler avant même d'apprendre à marcher, et certains disent d'ailleurs que depuis, elle ne s'est plus jamais arrêté. Cristina a étudié l'histoire de l'art et s'est spécialisée en communication, réseaux sociaux et marketing culturel. Elle vit à Berlin depuis 2011 et a rejoint Babbel en tant que rédactrice en 2015. Plutôt que d'envoyer des e-mails, elle préfère écrire des lettres de la vieille école à sa famille et ses amis. Elle aime aussi chantonner en pédalant. Suivez-moi sur Twitter.
Cristina Gusano a commencé à parler avant même d'apprendre à marcher, et certains disent d'ailleurs que depuis, elle ne s'est plus jamais arrêté. Cristina a étudié l'histoire de l'art et s'est spécialisée en communication, réseaux sociaux et marketing culturel. Elle vit à Berlin depuis 2011 et a rejoint Babbel en tant que rédactrice en 2015. Plutôt que d'envoyer des e-mails, elle préfère écrire des lettres de la vieille école à sa famille et ses amis. Elle aime aussi chantonner en pédalant. Suivez-moi sur Twitter.
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